Le cercle pan!

Mathieu Diebler

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Il fallait bien une victime / Lecture de M. Tixier le 19.05 à 20h au ZIGLOO


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La paix intérieure, laissez-moi rire. Une lubie de loyaux mystiques dévoués à un ordre de carton pâte. Je ne connais pas de paix et m'en réjouis. Ainsi, guerrier perpétuel, j'affûte ma lame, décide de l'ennemi du jour. Souvent, parce qu'il n'y a personne d'autre, que c'est plus facile peut-être, c'est moi. Je suis mon propre terrain d'expérimentation. Je déjoue des pièges par moi tendus, ce n'est pas si simple. Attenter à ma vie. Non, ce n'est pas le jeu. Bien sûr, j'y pense. Certaines nuits, je le fais. J'explore une nouvelle méthode, très complexe. Une organisation sans faille, une stratégie de bataille. Je monte au front. Quelle boucherie !

Lorsque mon adversaire n'est plus moi, je ne me veux plus que du bien, en longs massages d'huile me cajole. A voix haute me répète que je suis le seul maître en mon monde, et que cela est déjà bien. Je laisse mon peignoir pendu au clou et me vêts en cérémonie d'un jour ancien. Tout peut faire encore illusion. Mon temps de gloire ne cesse jamais d'arriver. Je suis mon héros, on n'est jamais mieux servi que par soi. Et si je ne peux sauver le monde, je me sauverai, moi. Même si pour cela je devais en sacrifier un autre.

Extrait de : IL FALLAIT BIEN UNE VICTIME
Mathilde Tixier, 2008.




A l'occasion de l'exposition de certains de ses collages et pastels,
des peintures de Tania Llinares et des collages de Céline Gallot à la Galerie-appartement ZIGLOO de Richard Laborier, Mathilde Tixier (Cercle Pan!) lit son texte Il fallait bien une victime en intégralité accompagnée par Automne Lajeat (violoncelle) et Michel Thiboult (piano et flûte) le mardi 19 mai à 20h. L'entrée est libre, la réservation nécessaire (places limitées) par mail à zigloo.art@gmail.com.


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Crédits : haut, collage (techniques mixtes) Mathilde Tixier, bas, photo Franck Knight.

chic, fiction

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Le chic, croyez moi, par les temps qui courent, c’est pas du luxe ! Le chic comment j’l’entends, hein, pas le chic des frusques et compagnie, de celui-là tout le monde peut faire l’artifice, très bien et pour pas cher. Suffit d’avoir l’oeil et l’occasion, et l’entourloupe est facile, non c’est pas de ce chic que je parle… Je parle du chic de l’âme, et lui, on ne l’achète pas en promotion !… Si je le trouve un jour, même pas à ma taille, je l’enfile, comme une jupe, j’l’enfile, ouais, j’mettrais du chic à mon âme… Je vais vous dire ce que c’est le chic de l’âme, c’est celui de s’en foutre, puisque rien n’a d’importance, alors tout en a… On se croit immortel, oui ou oui ? Eh, l’époque n’est pas aux fioritures, aux plaisantes tournures, l’odeur de merde alentour incite au parler vrai, alors qu’ils aillent se faire foutre !

*

Soyez chics d’y aller aussi les gars, mais pas comme on va au chagrin, hein, non, comme ça (geste obscène). Le sexe, c’est chic, bien sûr, tout vient de là, on le sait mais on ne le fait pas, sans compter tout ce qu’on veut dire mais qu’on ne dit pas, bordel de merde, parce qu’on a tellement les chocottes qu’on s’en chierait dessus !

*

Ouais, je revendique le chic du vulgaire, on a le chic de ses déveines, celui de ses impayés, des bas troués et des yeux fondus de noir au matin, du rouge en partance, une nuit trop longue à finir, le chic de la souvenance d’un certain fait divers, le chic d’une mouche collée au front, des mots gros jetés à la gueule des planqués complet veston, le chic d’un sans dessous, le chic d’un bijou de bazar, tout ce qui brille est de l’or, hein, et le chic de le dire dans des lieux d’état pris d’un assaut radical et sans scrupule, je connais les vraies crapules, leurs pantalons trop courts et leurs idées, le chic d’en découdre avec les forces, une politesse dans le refus de s’en laisser conter, le chic d’un talon trop haut, d’une jambe plus si fine, d’une ride à la commissure, et alors ? Le chic d’une fatigue grosse qui se pleure seule à même la rue, et d’un rire gras qui pète dans un silence de gêne, ouais, on a le chic de ses travers, quand les pieds au bord de la ligne voudraient bien glisser, la fascination de la lame dans le tiroir à couverts, on a le chic de ses déboires et manger quand on s’en met ras la gueule en nausée, le chic de se foutre de ce temps incertain, où rien ne se dit encore, où tout est en suspend, se fige dans une posture de mystère, de glace et d’orgueil. Ouais, croyez-moi, par les temps qui courent, le chic, c’est pas du luxe !…

***

texte et dessins, Mathilde Tixier, pour Chic / Pan! Dimanche #14



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temps mort, fiction

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Vous croyez que je me fais chier ici? Vous vous mettez le doigt dans l’oeil, et profond, parce que là, avec mes potes cannés, on se marre vous avez pas idée. Autant avant, je me faisais un peu chier, à longueur de livres, je l’ai raconté, ça la chienlit. Bien sûr les femmes et la picole m’ont aidé à passer le temps qui passe, fondu en elles, il a pu m’arriver de faire de beaux voyages, mais c’est rien à côté de ce que je connais ici, vous avez pas idée. Y’a qu’un truc qui m’a emmerdé au début c’est que je pensais arriver incognito, hein, les morts ont tous la même peau, et bien figurez vous qu’à peine débarqué, ils m’ont accueilli comme une idole, ces cons… il a fallu mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes, et pour l’éternité : la gloire ne m’intéresse pas, et puis, faut pas charrier, qu’est ce qu’on a en branler de la gloriole quand on est mort, hein je vous le demande.

Après ils m’ont laissé tranquille, un peu trop, on n’est jamais content. Et j’ai pu avoir tout le loisir de regarder leurs femmes, qui allaient devenir les miennes aussi, par la force des choses. Ici, c’est pas comme dans la vie, on partage tout. Ce putain d’instinct de propriété qui vous colle encore à vos culs à tous disparaît aussitôt la grande porte poussée, croyez-moi, on n’en a vraiment plus rien à foutre, de qui, de quoi est à qui. Ici il n’y a pas de dollar qui vaille. Tout à la gueule. Si la vôtre revient pas au barman, et bien il vous sert pas, c’est tout simple, et vous allez voir ailleurs. C’est pas ça qui manque, les rades. On s’en met ras la gueule pour pas un rond, et on n’en a plus rien à foutre, je vous assure, des cirrhoses, si vertes, si bleues, et de toutes ces conneries, puisqu’on a signé pour l’éternité. Assez flippant, à bien y penser, je vous l’accorde. Mais nous les vivants morts on a encore plein de choses à se raconter, l’imagination déborde, les masques sont tombés, on se comprend vraiment.

Vous pouvez pas savoir comme c’est agréable, de pas se la jouer, de toute façon la partie a bien été perdue, hein, alors autant se marrer! On se regarde avec nos gueules de morts, y’en a certains, c’est à se pisser dessus son froc, qu’on a pas, puisqu’on est à poil, comme on est nés, à poil, faut se voir! C’est parce qu’il fait toujours chaud, alors on va pas s’emmerder avec des frusques! Et puis quand on en a marre de se marrer, et bien on contemple, on prend le temps puisqu’on l’a.

Les paysages n’ont rien à envier à ceux d’en bas, y’a des coins, c’est à en pleurer. Dans le noir. Ici il fait toujours nuit, mais à ça aussi on s’habitue, comme à la peau un peu trop blanche des femmes. Vous avez déjà essayé de baiser une morte pour de vrai, vous? Je voudrais bien vous y voir!. Ben je vous assure au début, c’est bizarre, parce qu’elle est tout comme une vivante, hein, elle vous sourit, elle gémit et gesticule pareil, mais la fixité dans le regard à ce moment-là, et la peau, si blanche, faut s’habituer … Moi, c’est fait, et vous me croirez si vous voulez, mais les femmes sont beaucoup, beaucoup plus CHAUDES. A l’intérieur. C’est à en brûler. Alors si elles sont un peu trop maigres et pâlichonnes, tant pis. Le jeu en vaut bien la chandelle, et, maman, quelle chandelle!

Et puis moi aussi, je dois en avoir, une de ces allures, déjà que vivant, faut pas trop y penser, ni se regarder… D’ailleurs ici, ça doit être fait exprès, y’a pas de miroir. Pas de restaurant non plus, et pour cause on ne mange pas quand on est mort. Mais des bars, ça oui, parce qu’on boit, eh, ici aussi, même mort, il faut bien que le temps passe !

J’vous raconte ça, c’est pas pour vous faire envie, hein, profitez d’être vivants, c’est pas si mal je vous assure, les femmes ont quand même meilleur goût. Et, baisez bien la vôtre à ma santé ! Il va m’en falloir quand même avec toutes celles qu’il me reste à me taper! A la revoyure, hein ?...



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texte et dessins, Mathilde Tixier, pour En Immersion Bukowski / Pan! Dimanche 013

PAN! DIMANCHE 012

Faucheur

Puisque, même dans les tournois internationaux de sports de balle où il nageait jeune, dynamique, branché, le Pays se noie, puisque l'espoir fait vivre et puisque, qui que soit le maître, il fait chaud, le Cercle Pan! et Point Rouge présentent PAN! DIMANCHE 012 avec du monde, du beau le 29 juin à 18h ; danse de salon, photographies, folles perruques, songs, textes séquencés, rockers et chippies, balances, peinture, soldes et foule, et vas-y que je m'trémousse et qu'j'transpire et que j'goutte, visez un peu :



Exposition Point Rouge / curateur : Samuel Lecoeur : Reda Abdallah / Babou / Jaya Bludeau / Aurelien Chavaud / Arthur Delloye / Johanna Di Dio / Jean Faucheur / Collectif Bon Pied Bon Oeil / Pierre Roy Camille / Ici Même / L'Atlas / Samuel Le Coeur / Manon Lutanie / Tamara Mac Coy / Native / Victor Poirel / Popay / Philippe Richard / Slim 74 / Spher / Sun7 / Surfil / Teurk / Mathilde Tixier / Jérôme Vallin / Felipe Vincenot / Yaze / Zentwo... Du monde donc.

Concerts : du très bon Cheval Blanc / de l'énergie Ducs Ovnies / de l'électro punky et délicieux Alcaline

Lectures : à sec Mathieu Diebler / Mathilde Tixier lisent Rodolphe Adèle, Jeanne Toulouse et eux-mêmes


C'est la fin d'une seconde saison, il y aura au moins la moitié d'une autre plus tard après les congés payés, les congés pas payés, les travailler fatigue de toujours, bref, il faut fêter, fêtons, Pan!






Manon




Photos : haut / Jean Faucheur, bas / Manon Lutanie




PAN! DIMANCHE 012 le 29 juin 08 . Vernissage à partir de 18h . Concerts, lectures à 19h . Entrée libre, bar faiblement payant . Maison du Cercle Pan! . 45 rue du faubourg du Temple . 75010 PARIS .


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Volupte2_2Volupté

C'est un temps incertain, où rien ne se dit encore, où tout est en suspend, se fige dans une posture de glace, de mystère et d'orgueil.

C'est un temps impartial où l'avenir se joue à coups de stratégie de bazar.

C'est un temps d'odeur mauvaise, où se bouchent les nez, les yeux, les oreilles.

C'est un temps de troubles au maquillage fatigué, une nuit trop longue à finir.

C'est un temps déraisonnable où les morts à table se rient Volupte_femmede leurs bouches bées du sort jeté.

C'est un temps de précipices internes, d'hémorragies externes et verbales, de conscience en cavale.

C'est une volupté qui se fout du temps, lovée dans la soie noire de la couche d'un jour, elle toise, et exulte.

Mathilde Tixier



Coeur_ouvert_par_s_vallet_2Badaboum (extrait).

(...) Les blouses blanches conspirent autour de mon brancard, box numéro 13.
Mon voisin est AVIATEUR. Il pilote de grands oiseaux noirs. Il m'en parle, entre deux évanouissements.
L'infirmière bariolée change mes poches de perfusion.
Ses yeux sont d'un bleu irréel, comme si la vie s'enfuyait déjà.
Elle ferait BANDER un mort.
La fièvre me plonge dans un délire de persécution. J'ai des hallucinations.
Un malade se redresse sur son lit, au milieu d'un bad trip. Il arrache brutalement la sonde d'intubation coincée au fond de sa gorge.
- NE FAITES PAS ça, Monsieur !Infirmiereacalifourchon_stephanev_2
Elle est déjà près du patient, suivi d'un interne et d'une anesthésiste.
Le malade se calme, enfin.
L'infirmière bariolée de nouveau contre moi.
Tout contre.
L'odeur de sa sueur.
L'odeur de ma peur.
J'appuie sur ma pompe (à morphine).
Elle glisse sa main sur mon front. (...)

Stéphane Vallet



le fluide (extrait)

(...) Et tout ça pour rien au fond du monde, d’où ça part et où Fluideça te revient dans la gueule comme le fluide oppresse, compresse, la farce du fluide, c’est sa circularité, et c’est une blague, je crie, il faut oublier, je crie, je somme la fumée du désordre et les ordres adressés à ceux qui n’en ont que foutre, pour oublier quoi ? Pourquoi ? Je crie, à l’aveugle je crie, frappe, cherche un centre, ah je touche, et oublie au fur et à mesure le temps qui passe et balance, c’est une corde.

Et le fluide repasse quand ça part où je me casse la gueule et vois le carreau comme un plafond aspiré dans la bande étroite où il y a l’hiver à sentir… Le vent, un don du fluide, la fraîcheur et le score comme l’horloge tournent, un cri, les miettes amères polluent le neutre, la frénésie pousse l’introspection, plus loin, plus loin on ne voit rien et on cherche, on doit être dans le cul du monde, je crie d’où ça part… Du besoin comme l’envie, donne ! Accapare la caricature, le fluide, dans l’excès inversé, sense les idées, l’organisation, la félicité.

Et sans casser la glace je regarde et crie surtout, je relate le fluide qui passe et tourne à la première à droite, la tête suit, deux temps, trois mouvements de passe vers l’avant et je défends. QUICONQUE, quiconque doit montrer patte blanche, Fluide2_2s’amener sans rien amenuiser, physique, fluide, boucle ourlée et la perle aussi, ouais, la perle.

Oh le fluide est là, vibre en rond, le fluide est volatile, la fumée donne un signal, c’est l’envol, les ailes s’agitent, l’estomac brûle, a brûlé, va brûler, la razzia, la fureur, la fureur de vivre ou quoi ?… (...)

mathieu diebler





CoetzeecorpusCorpus (extrait)

(...) Alors peut-être, peut-être aurons-nous quelque chose à dire ; comme si parler était suffisant, nécessaire, suffisant à rendre au silence ce corps qui se refuse, suffisant à balayer ces mots qui n’entrave que la nécessité d’entendre, de ne pas voir venir, de laisser la peau prendre forme, la forme d’une présence réfutée, sauvage, insatiable, absente; absence viscérale, inattendue, irradiée d’un espace à lui seul dévoré du mirage d’un corps qui s’exprime totalement, qui n’a rien à dire, qui est là, qui brûle tout sur son passage, au bout de ce qu’il entraîne, et avec lui, et avec elle, cette énergie insurmontable à la représentation qu’elle entame, qu’elle caresse, qu’elle incendie pour ne balayer que l’évidence; quel corps, quel mirage, quelle évidence? ce qui ne brûle pas de soi-même ; envisager qu’elle ne puisse être ; rendre intelligible ce sourire, ce besoin qui ne baise pas, mais qui vacille, qui tremble ; entamé de ce qu’il efface, de ce qu’il s’annule parce que son regard n’est plus qu’une réfutation ; visible ou invisible, de ce qu’il fût, de ce qu’il est; une imbécillité, un refus, une impossibilité ? De quoi s’agit-il ici, de co-incidences ? certainement ; de coïncidences, encore.

Peut-être alors aurons-nous quelque chose à voir, à toucher ? des visages, des visages croisés ; un souvenir,Corpus3 un souvenir de l’autre fois ; des vies, des vies qui s’étendent ; ne sont plus à toucher, mais à construire; à détruire ; déjà ; une ligne, une main, une histoire, aussi familière que la difficulté de dire, de dire à quoi bon, de dire pourquoi pas, de dire pourquoi sur cette table, tout à coup, est déposé un livre ouvert ; ouvert à son incohérence, à son trouble, à sa distance ... à sa force, à son matin. (...)

Rodolphe Adèle

Extraits de textes lus lors de PAN! DIMANCHE 03 par les auteurs et Caroline Senné et accompagnés par le violoncelle et même parfois la voix de Automne Lajeat.

Photographies volées sauf collages de Bob L'Inquiet.

EVENEMENT

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PAN! DIMANCHE 02

Mediatic_desert_2006_low_aguilar_2Tiens voilà les beaux jours, le soleil chaud, le bleu tard, et le reste.
Tiens re-voilà Pan! !

PAN! DIMANCHE 02 (Même pas morts) Un évènement organisé par le Collectif 45FortyFiveZeldaretfin_copie_1
se tient gratuitement dimanche 1er avril à La Maison avec des
expositions de Thierry Agnone, Mathilde Tixier, Louis Yago, Yethy et Frederic Guinot
et une installation d'Antoine Aguilar visibles à partir de 14h. Les expositions resteront quelques jours dans la maison.

Vers 18h, Automne et Audrey de Little Ballroom accompagnent avec leur violoncelle et autre accordéon les textes de Rodolphe Adèle, Mathilde Tixier et Mathieu Diebler lus par Caroline Senné et les auteurs.

Une heure plus tard, à peu près, Little Ballroom en grande formation de quatre membres joueront un concert un vrai, tout ce qu'il y a de plus festif pour un dimanche, pour un printemps, pour un jour de farce, quel programme !

Bien sûr un bar se tiendra là, aussi.

Yethy_137Ca fait beaucoup, c'est vrai, mais Pan! n'est jamais trop.

Pan!

TixierfemmevgLa Maison du Collectif 45FortyFive
45 rue du Faubourg du Temple
75010 PARIS Mo Republique ou Goncourt ou BellevilleAgnone0104

PAN 093 EVENEMENT

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PAN 067

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Street Art. Belleville

A l'intérieur, rien ne bouge, tout est aux aguets. Les fruits sont tendres, ils ont des couleurs de grand spectacle, un songe à toucher des yeux. Puis découpés, noyés dans de la crême, ils voudraient me faire croire que c'est les mêmes, la supercherie du monde contenue dans un seul de ces petits morceaux.
Dehors, c'est tumulte, raz-de-marée, chaos.
La télévision, comme les autres, je la regarde, mais sans le son. Pas besoin de les entendre, leurs gestes et leurs yeux suffisent, les images parlent seules.
Trois jours déjà que je ne sors plus. La seule chose que je mange, c'est des pâtes, j'en ai ai de toutes les marques, une vraie collection dans ma bibliothèque. Mieux que des livres, ça me nourrit.
Lorsqu'il est dix heures, du balcon je me penche, la nuit n'est jamais noire et je vois des ombres de gens qu'on oblige à rentrer chez eux. Pourtant ce n'est pas la guerre, sinon ils l'auraient dit. De temps en temps, une odeur de caoutchouc monte de la fenêtre, j'aime bien, elle me rappelle le garage où travaillait mon père avant sa mort.
J'ai acheté une arme, un petit revolver, américain je crois. Je savais qu'il en vendait, pour lui les affaires sont bonnes. Il est si petit que dans ma paume je le cache presque. Parce qu'il avait déjà servi, il était moins cher.

Mathilde Tixier, Il fallait bien une victime (work in progress)

PAN 062

A cris et à corps ils s'entêtent de pouvoirs, s'emmêlent les grands pinceaux, ne font pas rire autant qu'ils nous emmerdent, se voudraient savoir immortels, espionnent, rançonnent, pensent changer une donne jouée d'avance et attendent, fébriles, le jour de la belle élection. mathildetixier

Prochainement au Cercle Pan!


  • 5024~Le-cercle-de-Zen-Affiches

    P A N ! F A I T S A R E V O L U T I O N où les 36h du Pan! du 13.07 à midi au 14.07 à minuit / Deux jours de concerts, performances, lectures, folies et fins provisoires des mondes, projections, insomnies surtout, insomnies!, baisers, création in situ d'oeuvres plastiques, Magali Brien, Stéphane Vallet, Germain Caminade and others, musiques d'un soir, La Chatte, Animal_Chic (Pigmy Johnson_Madame Dame_Jérémy Malkhior), lot of surprises, le jour, la nuit, la luuuuuute (à rebours), la kermesse, la beauté de l'été, les joues rouges, les corps humides, oui

Jour des morts sous le volcan au Cercle Pan!

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